FAP

PSYCHOTHERAPIE PAR L’ANALYSE FONCTIONNELLE. (Pour l’instant peu développée en France)

FAP (FUNCTIONAL ANALYTIC PSYCHOPTHERAPY)  Kohlenberg et Tsai.

Thérapie du changement  basée sur la relation thérapeutique et son analyse fonctionnelles.

Par la qualité de la relation thérapeutique interpersonnelle et son utilisation dans le dévoilement interactif au patient de ses problématiques émotionnelles, cognitives, d’évitement, d’absence ou de présence de compétences comportementales, le patient évolue en plus sur le plan relationnel dans son milieu, envers les interactions avec les autres et dans son environnement.

C’est une thérapie verbale et expérientielle dont l’efficacité tient à l’instauration d’interactions souhaitables avec l’environnement comme trouver du soutien face à la dépression par exemple, communiquer socialement, résoudre ses conflits…

Deux principes d’importance quant à  ce qui se manifeste dans la relation immédiate en séance ?

A- L’effet est plus grand si les problèmes comportementaux et les améliorations se produisent en séance ! Car :

1-      Tous les comportements sont façonnés par leurs contingences

2-      Si leurs conséquences se manifestent plus rapidement et en situation, elles façonnent plus efficacement de nouveaux comportementsd.

3-      Tout ce que nous faisons affecte notre environnement ; cet effet en retour impacte notre comportement diminuant ou augmentant la probabilité des comportements en cause.

B-   L’effet immédiat et proche de nos comportements a en retour plus de pouvoir sur nos comportements que s’il était lointain ou différé.

Promouvoir l’acceptation, la Tolérance émotionnelleà ses émotions et le contact avec autrui, c’est :

1-      Accroitre le contact avec les renforçateurs.

2-      Accroitre le potentiel d’actions productives.

3-      Décroitre les stimulations aversives (liées au jugement)

4-      Réduire les auto-blâmes et les blâmes.

Le levier clinique est la relation du thérapeute et du patient en séance, contact qui permet la gestion d’un contexte de contiguïté temporelle propre à la modification in status nascendi des comportements d’inadaptés à souhaitables.

Stratégies processuelles :

Focus interpersonnel, auto-observation, explication fonctionnelle…La création d’un climat relationnel d’empathie, de compassion est nécessaire sans éviter le conflit heuristique qui peut se produire avec le patient.

On ignore souvent que l’analyse comportementale de B.F. Skinner tient scientifiquement compte de tous les comportements. Il y a les observables ouverts comme l’échappement, l’attaque, l’approche  en réaction parfois aux comportements non-observable couverts que sont la pensée les émotions, les ressentis aversifs ou attractifs qui sont considérés à la fois comme des comportements et sont  inférables.

Ces deux types de comportements sont les deux aspects d’une même médaille sans relation de causalité. On peut expliquer contextuellement leur influence dysfonctionnelle ou fonctionnelle en tant que prédicteurs des conséquences au-delà d’une seule focalisation sur les comportements dits problèmes.

La FAP s’étaye sur la relation pour impacter utilement la personnalité.

Dans l’ici et maintenant de la séance, on peut façonner grâce à l’activation de la relation thérapeutique un entrainement fonctionnel aux compétences et comportements adaptés, qui, dès lors qu’ils ont été appris, se transfèrent au quotidien de la vie que le thérapeute ne peut autremant atteindre ni analyser car c’est là où il est absent.

Précisément il n’est pas à ce moment en relation avec le patient. Or on sait le rôle primordial de l’environnement dans la constitution de l’individu dans son milieu, qu’il est illusoire de pense pouvoir codifier par des grilles abstraite ou succinctes.

La seule fenêtre d’influence thérapeutique est donc bien la relation durant le temps de la séance

L’Analyse Fonctionnelle pour le contextualisme tient à

A Antécédent qui précède le comportement opérant ou stimulis discriminatifs, motivations

B – Comme Behavior

C Conséquences qui sont fonction du comportement

La relation thérapeutique se veut intensificatrice

Equilibrée et autant que possible symétriquement impliquante pour le thérapeute et le patient, la relation thérapeutique doit être sûre pour pouvoir activer des contextes évocateurs ou déclencheurs de comportements psychologiques significatifs que le psychothérapeute utilisera et reformulera dans un but d’apprentissage correctif non-punitif.

L’appeler alliance thérapeutique ne suffit pas à expliquer qu’elle sera à la sous forme de renforcement des ressources et des capacités du patient. La FAP est interrelationnelle. On l’a vu en effet, thérapeute a peu d’accès aux comportements en dehors des séances pas plus à l’environnement extérieur et dont l’influence reste en effet déterminante.

Des compétences transmises seront par exemple la tolérance émotionnelle pour rester en contact avec les stimuli présents prématurément jugés comme aversifs, la mindfulness qui change l’état d’esprit dans l’abord des problèmes sera aussi un apport de compétences, l’acceptation….

Les psychothérapeutes IBCT de couple se sont particulièrement intéressés à cette dimension interactionnelle de changement par le non-évitement des relations intimes, l’acceptation des différences de l’autre et l’analyse de la fonction utile des comportements, des patterns interactifs, conséquences, et stimuli, du climat dyadique.

CRB. Pour exemple on situe 3 classes de comportements pertinents cliniquement significatifs 

CRB-1  Comportements se déroulant en séance et qui sont l’instanciation de problèmes du patient

CRB-2  Comportements absents, peu fréquents par rapport à ce qui devrait être accompli et donc le manque directement relié au problème.

CRB-3  Ce que le patient dit de son problème et qu’il croit en être la cause.

 

Le thérapeute devra discriminer immédiatement la fusion entre CRB-1 et CRB- 3  (Clinical Relevant Behavior)

 

Cinq règles pour le thérapeute

1-       Observer un répertoire comportemental à développer, discriminer les occurrences du problème

2-      Construire un environnement thérapeutique propre  à évoquer CRB-1

3-      Aménager des renforcements positifs de CRB-2  pour faire advenir des comportements sains.

4-      Pour le thérapeute, observer les propriétés renforçatrices de ses propres comportements contingents au CRB du patient

5-      Décrire puis développer un répertoire et la relation fonctionnelle entre les CRB et leurs variables de contrôle ; dialoguer avec le patient pour établir un théâtre entre CRB-1 et CRB-2 .

L’intérêt de la FAP

C’est qu’elle réside dans les interactions présentes dont chacun peut être témoins observateur et acteur.

De plus il est possible de la combiner avec d’autre formes de thérapie, TCC TCD ACT et entre autre la thérapie de couple IBCT avec laquelle elle partage la dimension relationnelle expérientielle…

La relation thérapeutique Patient Thérapeute peut se fonder sur l’intérêt, l’humour, l’enthousiasme et le partage, l’authenticité, sans le masque professionnel trop classique du thérapeute.